Une balle étoilée

L’ESS tennis a lancé son partenariat avec l’association « Fête le Mur » créée et présidée par Yannick Noah en 1996. Une journée « master class ». Les Stanois ont ainsi profité de la présence de Noah : l’artiste, l’ancien champion et l’homme engagé. Une journée inoubliable notamment pour les enfants qui ont taquiné la balle avec ce grand monsieur du tennis français.

interview de Yanick Noah : « C’était top »

Les raisons qui vous ont poussées à créer « Fête le mur » en 1996 sont-elles encore d’actualité ?

Plus que jamais même ! Mais je n’espère pas pour toujours. En tous les cas, nous sommes utiles et il faut continuer et intensifier la lutte contre toutes formes d’exclusion. Il y a, à Stains, des gens qui sont motivés à le faire auprès de gamins à qui il faut montrer que les anciens sont là. Ce qui compte c’est l’action, le terrain : une présence réelle. Ici, il y  une belle énergie : ce sont tous ces gens qui aiment le tennis.

Est-ce le sens de votre engagement ?

Dans la vie, il y a plusieurs moments. Je suis tout à fait conscient que de ce que je représente, aujourd’hui j’ai envie de transmettre et d’aller même plus loin car j’ai l’énergie pour le faire. Je n’ai pas grandi dans ces quartiers, mais je sais que beaucoup me ressemble et, ma famille, est donc ici aussi. J’ai envie de montrer que l’on peut venir dans les quartiers, c’est possible, c’est cool, il se passe de vraies choses. D’où effectivement la création de l’association.

On pense souvent que le tennis est réservé aux classes aisées. L’association « Fête le mur » est-elle une manière de le démocratiser ?

Oui, le tennis est cher. Oui, « Fête le mur » est une manière de le démocratiser. Pour jouer il faut une raquette et une balle, des courts, mais surtout un bon encadrement, c’est important qu’il y ait une grande sœur, un grand frère, un adulte qui soit présent et « Fête le Mur » permet tout cela.

Vous avez eu Aleksa Vuckovic, un jeune Stanois prometteur, en cours particulier. Pouvez-vous nous en parler ?

C’était top, j’ai vu quelque chose briller dans ses yeux. Je crois qu’il a kiffé et c’est 90% de l’objectif de ces moments. Aleksa adore jouer au tennis et touche sa bille. Nous avons échangé quelques balles, il était très attentif à mes conseils notamment sur son service. Mais ce n’est pas ce que je dis qui compte, c’est ce qu’il comprend. C’était un super moment et j’imagine que pour sa famille aussi. On va échanger avec ses éducateurs pour l’aider à aller encore plus loin.

Si vous deviez décrire la ville et « Fête le Mur » à travers l’une de vos chansons : laquelle serait-elle ?

C’est « Métisse » bien sûr !

 Avez-vous un message aux jeunes Stanois ?

Je leur dirai tout simplement, il y a « Fête le mur » à Stains, venez ! Mais surtout faites du sport. Si c’est du foot, c’est du foot. Si c’est de la course à pied, c’est de la course à pied. Cela permet de garder la forme et de nouer des liens.

 Propos recueillis par Rochdi Haoues.

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