Rentrée scolaire – Détermination payante

4879 petits Stanois ont fait leur rentrée scolaire dans les 26 écoles primaires de la ville.

Une mobilisation des parents, soutenue par la municipalité, a permis qu’une classe ne soit pas fermée à l’école élémentaire Joliot-Curie.

En cette rentrée scolaire 2022/2023, la ville compte 1847 élèves dans les 12 écoles maternelles et 3032 dans les 14 écoles élémentaires. © Julien Ernst

«Il est hors de question de lâcher l’affaire quand il est question de nos enfants », le ton est donné. Côté parents de l’école Joliot-Curie, on est déterminés et on a le sentiment d’avoir eu raison de ne pas se laisser faire.

En effet, ils ont obtenu gain de cause en faisant annuler la fermeture d’une classe. « Du jour au lendemain, alors que la rentrée était passée, l’organisation de l’école enclenchée et les classes fixées, la direction nous annonce cette décision de fermer une classe. Nous, parents, on a réagi immédiatement, raconte Magalie, maman d’une petite fille en CE1. Certains se sont rendus à l’inspection académique où la porte est restée close, d’autres se sont déplacés pour voir l’assistante de la députée qui a écrit un mail, et nous avons été une quinzaine à nous rendre en mairie. Le maire nous a orienté vers son adjoint à l’Éducation, qui nous a reçu et écrit immédiatement au cabinet du Dasen (directeurs des services départementaux de l’Éducation nationale). L’effet de ce mail a été immédiat : on nous a entendus ! »

DES ARGUMENTS ENTENDUS

Mathieu Defrel a en effet su mettre en avant des arguments irréfutables et faire comprendre que de nombreux parents étaient déterminés. « Cette décision, (…) va mettre en difficulté les élèves de cette école. Autant,(…) nous nous attendions à la fermeture sur Victor Renelle élémentaire et Paul-Langevin maternelle, autant nous sommes très interrogatifs et opposés à la fermeture de Joliot-Curie. » Il décrit ensuite, énumérant chiffres à l’appui, les conséquences pour les enfants : classes surchargées, enfants allophones non comptabilisés dans les effectifs… « Les parents d’élèves, quant à eux, nous ont informés de leur souhait de bloquer l’entrée de l’école dès jeudi matin et de réaliser une pétition qui vous sera adressée ainsi qu’aux services de la DSDEN (Direction des services départementaux de l’Éducation nationale) ». L’élu continue : « Nous souhaitons vivement que ce début d’année puisse se faire dans les meilleures conditions afin de concentrer notre énergie à travailler ensemble sur d’autres sujets, tout aussi importants, tels que les heures d’AESH manquantes, le bon remplacement des enseignants absents ou encore le renforcement du partenariat Éducation nationale/Ville ».

Le directeur académique, attentif aux arguments de la municipalité et des parents, a pris la décision d’annuler la fermeture de cette classe. « Les actions de la municipalité ont plus de force quand nous, parents, nous nous en mêlons, poursuit la maman. Nos enfants subissent déjà trop. On est prêts à aller jusqu’au bout pour eux. »

LA VIGILANCE RESTE DE MISE

Côté syndicat SNU-ipp on se réjouit de cette victoire. Mais on alerte aussi « après une crainte que deux classes de Guy Moquet n’aient pas d’adultes devant elles – et on dit bien adultes, car un contractuel, qui a reçu 4 jours d’information, et non de formation, est-il un professeur ? – viendra très vite la question des remplacements. Car aujourd’hui, même si nous n’avons aucun chiffre officiel, les remontés des collègues confortent déjà notre idée qu’il n’y a plus de remplaçants. Sans parler des AESH, qui prennent en charge les enfants porteurs de handicap… ». « La casse de l’école publique et républicaine, à Stains, trouvera du monde pour la contrer » affirme-t-on partout en ville.

• C.S.

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