Propreté – « Le souterrain n’est pas une toilette publique »

Le souterrain entre les rues Chardavoine et Moutier est souvent pointé du doigt par les habitants, notamment pour son manque de propreté.

Afin d’y remédier des opérations de nettoyage y sont désormais régulièrement menées.

Propreté - « Le souterrain n’est pas une toilette publique » - Ville de Stains

« Il y a des jours, ce passage est dans un état lamentable. Nous pouvons y voir des déjections humaines et son utilisation par certains comme urinoir public laisse émaner une odeur insupportable », rapporte ce Stanois qui emprunte cette voie pour rejoindre le centre-ville.

« Nous sommes conscients de cette problématique et nous discutons avec la SNCF pour trouver des solutions pérennes afin d’endiguer les incivilités. En attendant d’aboutir à une solution viable sur le long terme, nous travaillons avec Plaine Commune à travers des opérations de nettoyage » explique Mathieu Defrel, adjoint au maire. Ainsi, mercredi dernier, nous avons retrouvé l’équipe de l’unité Territoriale Propreté et Cadre de vie de Plaine Commune en pleine opération de décapage du souterrain.

Pour l’occasion, ce dernier a été barré afin de permettre à Sacko, l’agent en activité, d’effectuer les différentes interventions. Une décapeuse rotative, un Karcher et autres produits de désinfection afin de faire peau neuve au chemin sous les voies. Tout y passe ! Et le moins que l’on puisse dire, est que Sacko ne ménage pas ses efforts, même si la tâche est ardue. Il ne laisse rien passer, même les coins les plus exigus.

Des passants attendent à l’entrée du passage, si certains saluent l’action, d’autres s’impatientent et cela donne parfois lieu à des échanges houleux, durant lesquels les agents présents n’hésitent pas à être pédagogues, concluant « qu’il était nécessaire de mener ces interventions, mais que c‘est surtout l’incivilité qui doit cesser ». Cette opération aura lieu une fois par semaine et dure pratiquement trois heures.

agent de la Régie de quartier est mandaté par Plaine Commune pour un nettoyage manuel. « Je vous assure que le travail est énorme, nous ramassons au moins 5 sacs. Ce souterrain n’est pas une toilette publique. Il faut faire appel au civisme et à la conscience collective », insiste l’agent.

Enfin, deux fois par semaine, un agent de la régie Propreté de Plaine Commune intervient également sur le site. C’est donc bien les mentalités qui doivent changer pour faire de ce souterrain un passage sans embuches. Tous ces moyens mobilisés pourraient être déployés ailleurs si l’incivilité cessait dans ce lieu de passage piéton.

• R.H.

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