« Pas sans Nous » : la caravane passe, Stains donne de la voix

Samedi 12 février, le marché du Centre-ville était l’une des étapes du tour de France de la coordination nationale « Pas sans Nous » qui veut faire peser la voix des habitants des quartiers populaires au cœur de l’élection présidentielle. Explications.

"Pas sans Nous" : la caravane passe, Stains donne de la voix - Ville de Stains

Un dernier effort, et l’auvent qui prolonge le camping-car de la coordination « Pas sans nous » est fin prêt pour planter sa grande tente protectrice le temps d’une matinée. Implantée à l’entrée du marché du Centre-ville, sous l’abri qui protège du vent frais, il ne reste plus qu’à recevoir les Stanoises et les Stanois venus à la rencontre de cette halte en Seine-Saint-Denis d’un Tour de France intitulé « Nos quartiers ont de la gueule ».

Au total, plus d’une trentaine d’étapes hexagonales ont déjà eu lieu depuis le 29 octobre dernier pour « affirmer que la parole des habitants des quartiers doit compter dans l’élection présidentielle qui se joue en ce moment. Il y en a marre que certains pointent du doigt les quartiers et en fassent leur fonds de commerce », explique Mohamed Mecmache, éducateur de rue et l’une des figures de « Pas sans Nous » qui se veut le syndicat des quartiers populaires. « Donc, ce qu’on recherche avec ce tour de France, c’est d’être les porte-voix des habitants des quartiers, qu’ils puissent s’exprimer sur les vrais sujets qui les concernent : le pouvoir d’achat, le logement, leurs conditions de vie… »

Une ambition qui a fait de Stains, une étape naturelle de cette grande boucle citoyenne, remarque le maire de la ville Azzédine Taïbi, venu
accueillir l’équipe de la caravane, comme Stains, « Pas sans Nous » porte un combat pour l’égalité et la dignité. Ils sont donc largement les
bienvenus ! »

Tout comme Diakhtaté, première Stanoise venue donner de la voix sur le chemin de son marché du samedi : « Je suis d’accord avec vous, ici à Stains, on a des choses à dire -lire ci-contre – lâche la cinquantenaire qui accompagne les élèves en difficulté du Lycée Utrillo. Beaucoup de choses à dire même ! » Un dialogue qui va se poursuivre sur le papier lorsque Mohamed Mecmache, par ailleurs fondateur de l’association ACleFeu à Clichy-sous-Bois, invite Diakhaté à remplir le questionnaire qui nourrira le futur manifeste de l’opération « Nos quartiers ont de la gueule » dévoilé le 12 mars prochain lors de l’étape finale de ces trois mois de rencontres hexagonales.

Pendant ce temps-là, d’autres questionnaires passent de mains en mains au son des paroles du titre de HK et les Saltimbanks, le bien nommé : On lâche rien.

• FRED LAURENT

VOS TEMOIGNAGES

Diakhaté, 52 ans, habitante du quartier de La Prêtresse : « Des citoyens comme les autres ! »

« Pour moi, les habitants des quartiers populaires ont évidemment le droit de s’exprimer dans le débat de la présidentielle et même sûrement un peu plus que les autres, parce que nous subissons de plein fouet le fossé qui s’agrandit toujours plus entre les très riches et les plus pauvres. Alors, il faut qu’on se mobilise plus que jamais sur nos conditions de vie, le logement par exemple, ou sur la hausse des salaires. Nous aussi, nous voulons être des citoyens comme les autres ! Et pas des oubliés de la République. »

Mohammed, 53 ans, habitant du Centre-ville : « Si on ne bouge pas, il ne se passera rien… »

« Je suis venu soutenir l’initiative du tour de France, les encourager et dire aussi à un maximum de monde autour de moi qu’il faut voter, participer à la vie de ce pays pour changer les choses, faire en sorte que les situations des uns et des autres s’améliorent dans nos quartiers. La vie devient de plus en plus chère et si on ne se mobilise pas, il ne se passera rien. C’est à nous de nous faire clairement entendre avec nos bulletins de vote ! »

 

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