Gage de qualité – Le label est décerné… aux cantines de Stains !

Désormais, c’est officiel, les cantines de la ville détiennent le niveau 1 d’un label défendant l’engagement pour une restauration collective plus durable, plus bio, plus locale et plus saine, celui d’Écocert.

©Julien Ernst

« Bravo à tous pour votre professionnalisme et votre investissement qui ont permis l’obtention de ce label Écocert, niveau 1, pour nos cantines », Didier Laurent, responsable de la cuisine centrale qui produit plus de 6000 repas quotidiens pour les villes de Stains et Pierrefitte, remet des diplômes à ses équipes et celles des offices municipaux.

En effet, ensemble, ils ont décroché ce label. Une garantie « pour toutes les cantines durables, bio, locales et saines », prône le label. Et donc pour celles de nos enfants.

« C’est une démarche volontaire de la part de la cuisine centrale. Néanmoins, pour l’obtenir, tous les partenaires qui interviennent dans les écoles sont indispensables : les agents de service et d’entretien, mais aussi les animateurs », explique Stéphanie Mathieu, la diététicienne qui a porté ce challenge avec sa collègue Sangul Sadi, éducatrice en nutrition.

Ce label est payant et est très exigeant. Pour l’année 2022, le niveau 1 est donc décroché par la cuisine centrale du syndicat intercommunal à vocations multiples des villes de Stains et Pierrefitte (Sivom) et les 27 offices municipaux servant des repas chaque jour à des milliers d’enfants. « Nous dépassons le 20% de bio, pour le bio local au moins une fois par semaine, c’est plus compliqué de par sa rareté, mais aussi à cause de l’inflation actuelle. Mais, nous avons trouvé ! Concernant le gaspillage, nous aurons des progrès à faire car le référentiel 2023 s’est durci.

Notamment sur la pesée des déchets après les services pour mieux adapter les quantités nécessaires, mais aussi sur l’affichage des fruits et légumes de saison dans les offices. » Un travail est également engagé sur l’utilisation de produits d’entretien encore plus écologiques et sur l’élimination de certains additifs dans les plats.


UN GAGE DE QUALITÉ
S’engager dans ce type de certification est un gage de qualité et d’engagement en faveur de la préservation de l’environnement pour les bénéficiaires. Très peu de restaurants collectifs scolaires l’ont sur le département. En effet, même si les audits ne se font pas sur la totalité des offices (un tiers différent chaque année), tous sont labélisés, mais il peut y avoir des contrôles inopinés, les factures sont vérifiées, etc.

Et ce n’est pas Josiane, 11 ans, qui n’encouragerait pas cette démarche. Cette jeune fille accompagnée d’une camarade, en quittant son école Joliot-Curie, sonne à la porte de son journal : « Est-ce que je pourrai avoir un exemplaire svp ? Car j’ai perdu le mien et j’aime bien le garder pour connaître les menus de la semaine. » Était-elle au courant de cette labélisation ? Non, et était ravie de l’être. Elle ajoute : « il faudrait quand même qu’on s’améliore sur le gaspillage… » Quelle clairvoyance cette jeunesse ! En tous cas, Stéphanie et Sengul seront certainement ravies de voir qu’elles auront le soutien d’enfants dans les nouveaux challenges qui s’ouvrent pour 2023.

• C.S.

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