Entretien – « Ce texte vise l’espoir »

M’Hamed Kaki, auteur et interprète de « 17 octobre1961, je me souviens… », s’est déplacé dans les locaux de Stains actu pour parler de la lecture qu’il fera jeudi 9 décembre à 19h au Studio théâtre de Stains (STS).

 

Vous allez monter sur les planches du STS pour jouer une pièce, que vous avez écrite, évoquant le massacre du 17 octobre 1961, dites-nous en plus ?

Cette lecture performance, que je ferai avec Sarah Glond sous la direction de Jean-Luc Borg, aborde un drame amputé de l’Histoire de France. Ce n’est pas seulement l’Histoire des Algériens, c’est l’Histoire de France. Il en va de l’intérêt général de la connaître. Le 17 octobre 1961, les Algériens musulmans de France, comme on les appelait, ont dit stop.

Ils se sont endimanchés, ont redressé leurs corps, se sont rejoints pour marcher pacifiquement et ont été massacrés. Ce texte, même s’il peut faire monter les larmes, il veut faire rire aussi. Car il vise l’espoir, il finit d’ailleurs en fête.

C’est ce que racontera Ali sur scène ?

Il aura du mal. Mais sa petite fille Djamilia, à force d’arguments, arrivera à le faire parler. Même du pire. Tout commence quand Ali se retrouve au commissariat pour sortir sa petite fille de garde à vue suite à son arrestation lors d’une manifestation des gilets jaunes.

Mouvement dans lequel elle s’est investie. Un dialogue s’engage alors entre ces deux générations pour aller, ensemble, sur le chemin de la résilience.

Cette résilience peut-elle être atteinte ?

Il est grand temps que l’État reconnaisse le 17 octobre 1961 comme un crime d’Etat. Je crois en l’expression « Exister, c’est résister. Résister, c’est exister ». Le théâtre est le lieu où l’appliquer. Le lieu où l’on peut parler de tout, être emporté car on est là, vivants, ensemble. Ce texte, je l’ai déjà lu sur scène, à chaque fois j’ai senti le public touché. Et dans ces cas-là, on se dit que c’est gagné car il aura envie d’en savoir plus, et on avancera.

« 17 octobre 1961, je me souviens… » – Jeudi 9 décembre à 19h, au Studio théâtre de Stains – Entrée libre. Réservations au 01 48 23 06 61.

Entretien - " Ce texte vise l’espoir " - Ville de Stains

Studio Théâtre de Stains - Lecture "17 octobre 1961, je me souviens" - Ville de Stains

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