Création STS – Quand Jean-Jacques devient Rousseau

Xavier Marcheschi interprète Rousseau face à sa marionnette Jean-Jacques dans la nouvelle création du Studio théâtre de Stains (STS). Interview de l’adaptateur et comédien.

Mardi 30 novembre, ce sera la première de la nouvelle création du STS Jean-Jacques et Rousseau. Comment se sent-on à quelques jours d’un tel évènement ?

Je suis pressé mais pas stressé. Le texte a eu le temps de germer. Nous devions jouer cette pièce à l’automne dernier et avions répété mais… les contraintes sanitaires nous ont empêché de la présenter à notre public. Et là, tout est de nouveau en place ! Nous répétons tous les jours. Il nous reste les bouts à bouts à caler puis le filage. L’impatience de retrouver notre public est là. Nous sommes une belle équipe. Le décor est magnifique, la technique impressionnante.

Grâce à la présence des marionnettes ?

Oui, en grande partie . C’est très minutieux de travailler avec elles. L’enjeu pour la metteuse en scène est qu’on ne voit jamais les marionnettistes. Et c’est là que le technicien lumière a un grand rôle aussi. Toute cette magie s’ajoute à la fragilité induite par les marionnettes. Elles amènent à une autre réflexion, plus touchante, sur ce dialogue entre Rousseau et le jeune Jean-Jacques.

Marjorie Nakache, la directrice artistique du STS et la metteuse en scène, a confié qu’en vous regardant elle se dit : « Rousseau sort de ce corps » ? (Rires)

Oui, du haut de ma maturité, je me sens proche de cet homme du peuple en tant que citoyen. Il savait ce qu’il disait, il l’a vécu. Il n’a pas fait de grandes études contrairement à Voltaire ou Montesquieu, il a été coupé dans son envie de découvrir les livres – ses tuteurs croyaient plus en comprendre qu’apprendre – et il est pourtant une des plus belles plumes françaises. Il écrit simplement et clairement. Je suis effectivement en phase, sauf sur la condition des femmes, avec ses théories de vivre ensemble en harmonie avec la nature.

Nous avons relu beaucoup de ses oeuvres et de livre en livre, nous avons nourri cette adaptation. À la fin de la pièce, le monologue est fort et proche de ce que nous avons vécu avant la crise de la Covid, avec le mouvement des gilets jaunes, et de ce que nous vivons actuellement. À la fin de cette pièce, détesté par tous, Rousseau manifeste seul mais dit l’essentiel sur l’intérêt de la chose publique.

D’où l’intérêt aussi du bord de scène après le spectacle ?

Tout à fait. Venez échanger avec nous de ce que cette création vous raconte. Le contrat social, le vivre ensemble… la première c’est le 30 novembre.

• C.S.

Jean-Jacques et Rousseau, mise en scène de Marjorie Nakache, adaptation de Xavier Marcheschi, avec Sandrine Furrer, Martine Plamer, Xavier Marcheschi et Sonja Mazouz.

Du 30 novembre au 17 décembre : les mardis et jeudis à 14h et les vendredis à14h et 20 h 30, samedi 11 décembre à 20 h 30 et dimanche 12 décembre à 15h. Réservation au 01 48 23 06 61 ou contact@studiotheatrestains.fr.

Création STS - Quand Jean-Jacques devient Rousseau

 

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