Aide aux devoirs – Un dispositif pour assurer la réussite éducative

La ville s’engage pour sa jeunesse à travers le renforcement de l’accompagnement scolaire afin de combler le retard accumulé à cause de la situation sanitaire.

Aide aux devoirs - Un dispositif pour assurer la réussite éducative - Ville de Stains

Après deux années perturbées par l’épidémie de Covid, la communauté éducative dans son ensemble a fait le constat d’un retard accumulé
chez certains élèves. Alors que le dispositif « Vacances apprenantes » a été reconduit cet été, la ville a souhaité continuer à faire de la réussite éducative des jeunes Stanois une priorité. Ainsi, dès la rentrée, en coordination avec les directeurs des écoles élémentaires, un accompagnement scolaire renforcé sera mis en place pour les élèves qui en ont le plus besoin.

780 ÉLÈVES, QUATRE FOIS PAR SEMAINE

Ce dispositif remplace l’accompagnement éducatif supprimé par le gouvernement. Une suppression qui avait laissé beaucoup d’amertume en ville et révolté plusieurs familles et le maire. L’aide aux devoirs, version municipale, organisée sur le temps périscolaire et financée à
100% par la ville, permettra à terme de toucher près de 780 élèves, quatre fois par semaine, pour un budget d’environ 300 000 euros.

La ville a ainsi recruté 65 professeurs qui encadreront des petits groupes, du CP au CM2, afin de combler le retard accumulé et permettre
aux élèves décrocheurs de retrouver confiance en eux. Le dispositif sera mis en place « au plus tard le 20 septembre », détaille l’adjoint au maire sur les questions d’éducation, Mathieu Defrel. Le temps pour les professeurs de déceler les élèves les plus en difficultés et de former les groupes.

Dans certaines écoles, ces derniers seront renouvelés après chaque vacance scolaire. Ceci afin que l’ensemble des enfants puissent bénéficier du dispositif au cours de l’année.

« PAS DE GÉNÉRATION SACRIFIÉE »

Alors que la rentrée des classes approchait à grand pas, la situation sur le front du Covid a conduit le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, à annoncer que le protocole suivi serait de niveau 2 sur 4. Peu, voire pas de restrictions donc : les élèves vont en
classe tous les jours en effectifs complets, continuent à porter le masque à l’intérieur et à respecter les gestes barrières et le non-brassage entre les niveaux scolaires. En intérieur, les enseignants d’EPS sont invités à éviter les sports « de contact », a précisé le ministre.

S’agissant de la réduction des risques, comme pour l’accompagnement des élèves, les communes doivent assumer seules ce coût supplémentaire. Ainsi, une tribune signée par des professionnels de santé et de l’Éducation nationale exhorte le ministre à investir massivement pour les écoles, à travers notamment l’achat de purificateurs d’air ou la mise en place d’une véritable stratégie de dépistage.

En ville, le constat est le même : « Nous sommes en discussion avec les partenaires institutionnels afin de pérenniser et renforcer notre action en faveur des élèves, révèle Mathieu Defrel. La ville ne peut assumer seule, comme depuis le début de cette épidémie, le coût élevé
engendré par cette situation. Mais quoi qu’il en soit, nous ne laisserons aucun enfant de côté, nous ne voulons pas d’une génération sacrifiée. La réussite éducative est un axe prioritaire de l’action municipale ».

DES CHIFFRES QUI EN DISENT LONG…

300 000 euros de budget alloué au dispositif.

100 % financé par la ville, suite à la suppression de l’accompagnement éducatif par le gouvernement.

65 professeurs recrutés par la ville pour le dispositif.

780 élèves seront accueillis quatre fois par semaine.

20 septembre. C’est la date du lancement de l’aide aux devoirs.

• M.B.

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