Abandon du Terminal 4 – « Soulagé, content, mais vigilant »

L’abandon de l’extension de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle avec un nouveau terminal, le T4, ressemble à une victoire. Mais le maire, Azzédine Taïbi, très sensible aux questions environnementales et de la santé des Stanois, veut rester vigilant.

Abandon du Terminal 4 - « Soulagé, content, mais vigilant » - Ville de Stains

Jeudi dernier, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a déclaré dans les colonnes du quotidien national Le Monde que le gouvernement a demandé l’abandon de l’extension de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle au groupe Aéroport de Paris, dont il est
actionnaire majoritaire.

Le terminal 4, dont les travaux auraient dû commencer cette année, devait à terme drainer 500 vols supplémentaires par jour et 40 millions de voyageurs par an. Ce qui représentait l’équivalent de l’activité de l’aéroport d’Orly. Nuisances de bruit et de pollution de l’air, le maire et de nombreux Stanois n’en voulaient pas.

En juillet dernier, un avis sévère sur ce projet rendu par l’autorité environnementale n’a fait que convaincre davantage les anti-T4.
Une étude de Bruitparif, observatoire du bruit en Île-de-France, démontre aussi que le trafic aérien avait un impact sur 30 % de la population de la ville et que ses habitants perdent plus de 21 mois d’espérance de vie en bonne santé.

Stains fait partie des villes les plus touchées par ce phénomène en Seine-Saint-Denis et avec la construction du T4, tout portait à penser que cela ne pouvait qu’empirer. Ainsi, ces dernières années, des rassemblements pour faire du bruit contre les avions, des vœux et
des subventions votés en Conseil municipal, une incitation à participer aux enquêtes publiques, un courrier au Président de la République, des soutiens à des recours en justice… la municipalité a été de tous les combats pour que l’extension de l’aéroport Roissy Charles De Gaulle avec le Terminal 4 ne voit pas le jour car « entre d’hypothétiques perspectives de croissance économique et la protection du climat et de la santé des populations, nous avions tranché ».

Aujourd’hui, contre toute attente, le gouvernement abandonne ce projet. C’est donc un soulagement, mais le maire, et pas seulement, appellent à la vigilance. « Si la ministre parle de projet obsolète, qui ne correspondait plus à la politique environnementale du gouvernement et aux exigences d’une secteur en pleine mutation, tourné vers l’avion vert de demain, elle a également déclaré avoir demandé à ADP de lui présenter un nouveau projet », explique le maire qui va visiblement rester sur ses gardes « pour préserver la santé des Stanois et l’environnement, en tirant la conclusion que la mobilisation paye ».

• CAROLE SAPIA

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