Les artistes de Stains

La ville de Stains, membre de la communauté d’agglomération Plaine Commune, fait partie du territoire de la culture et de la création du Grand Paris.

A rebours des préjugés, Stains cultive fièrement son identité culturelle plurielle et populaire. De nombreux artistes de talents, un politique d’aide à la création qui s’appuie sur l’inépuisable richesse de sa population… des arts de rue au Studio Théâtre de Stains, des 500 élèves du conservatoire à Zahia Ziouani et l’Orchestre symphonique Divertimento, aux danseurs hip hop et performeurs… toutes les cultures sont urbaines et populaires. Découvrez ici quelques-uns des artistes de notre ville et …. passez le périph !

Rod ParadotRod Paradot

Rod Paradot jeune acteur stanois, est la révélation du Festival de Cannes avec « La Tête haute », un film qui pourrait bien figurer dimanche dans le palmarès de la compétition. On sait moins que c’est au Studio théâtre qu’il avait fait, enfant, ses premiers pas de comédien.

Cédric IdoCédric Ido

Artiste touche-à-tout, Cédric Ido est né à Stains. A trois ans il part avec sa mère à Ouagadougou, où il restera cinq ans. Il y fait sa première expérience de comédien. De retour en France, il suit les cours du conservatoire du 1er arrondissement de Paris et un cursus d’anglais à l’université Paris 8, passe plusieurs castings, monte sur la scène de la Comédie-Française pour « Ruy Blas » de Victor Hugo. Il passe ensuite deux ans aux Etats-Unis, où il suit une formation artistique à la State University of New York au Purchase College ; il se met alors à la peinture, joue dans des pièces de théâtre…

Résultat de ses multiples influences artistiques et culturelles, « Les Sabres » est son premier film en tant que réalisateur. Sélectionné en compétition au Fespaco 2011, il est repéré et sélectionné par le programme Africa First pour tourner sa prochaine fiction.

Voir sa filmographie.

Konte RastFranck Konte Rast. Artiste performeur

Graphiste, photographe, light-painter, body-painter…

Konte RAST (prénom Franck) est un artiste autodidacte qui fait ces débuts en 1996, touche à tout qui partage sa passion au travers de nombreux projets culturels et humains. Après avoir fait la réalisation de supports de communication dans différents domaine (sport, industrie du disque, évènementiel, communication d’entreprise) En 2000, il se consacre plus à son univers et à sa volonté de partage de savoir-faire.

De performances collectives aux ateliers d’initiations avec des associations et établissements scolaires, d’émissions TV aux planches de théâtre, des festivals et soirées parisiennes (Wagg, Bataclan, Cabaret Sauvage, 1959, Biz’art…) aux Nuits Blanches pour des performances en live, en milieu urbain ou en pleine nature.

Konte RAST multiplie les interventions en France, de Stains à Marseille, et à l’étranger, de la Norvège et Suède, au-dessus du cercle polaire sous les aurores boréales, à Nouméa (Nouvelle Calédonie) avec des rencontres tribales…

Konte RAST mélange les différentes techniques acquises et travaille en collaboration (peintre, graphiste, danseurs, sportive…)

La technologie est l’outil qui prolonge la main, mais que prolonge la main…

Pour découvrir son univers

Démo de Konte RAST

Orchestre Symphonique DivertimentoL’Orchestre symphonique Divertimento

L’Orchestre Symphonique Divertimento (OSD) est un acteur majeur de la promotion de la musique classique en France et à l’étranger. Il réunit 70 musiciens professionnels issus de la région Ile-de-France et plus particulièrement de Seine-Saint-Denis et de Paris. Depuis 2005, l’orchestre est en résidence à l’Espace Paul Eluard de la Ville de Stains, en Seine-Saint-Denis. Il donne en moyenne 40 concerts par an et participe à des projets artistiques innovants et ambitieux. De grandes personnalités du monde musical français et international telles que Raphaël Pidoux, Sophie Koch, Jean-Marc Phillips-Varjabédian, Xavier Phillips ou encore Shani Diluka, sont associées à sa programmation.

Les actions de l’OSD s’inscrivent dans une démarche d’ouverture et d’accès pour tous à la musique symphonique

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Zahia ZiouaniZahia Ziouani

Depuis 1998, Zahia ZIOUANI assure les fonctions de chef d’orchestre et de directrice musicale de l’Orchestre Symphonique Divertimento. Elle dirige également l’Ecole Municipale de Musique et de Danse de Stains.

Formée auprès du célèbre Maestro Sergiù Celibidache, elle dirige des formations symphoniques prestigieuses (Orchestre National des Pays de la Loire, Philharmonie Nationale de Bosnie-Herzégovine, l’Orchestre Régional de Cannes PACA, l’Orchestre Symphonique du Caire, et de nombreux orchestres en Europe, Afrique et Amérique du Sud). Elle se produit dans des lieux prestigieux aux côtés de grandes personnalités du monde musical. En 2007, elle est nommée premier chef d’orchestre invité de l’Orchestre National d’Algérie. Zahia Ziouani est également chef d’orchestre associé de l’Ensemble Densités 93.

Au service de la musique classique et de sa promotion, elle crée, en juin 2008, le festival Classiq’à Stains et se consacre à des actions et projets ambitieux permettant de sensibiliser les publics à la musique symphonique et lyrique.

Elle assure, depuis 2010, l’encadrement artistique du projet DEMOS aux côtés de la Cité de la Musique de Paris et de l’Orchestre de Paris.

Zahia Ziouani est également auteur d’un livre autobiographique, La Chef d’Orchestre, aux éditions Anne Carrière. Pour ses concerts, elle est habillée par le créateur Jean-Luc François : une rencontre entre l’Art et la Mode…

Le Collectif ART« Le Collectif ART » – grapheurs

L’aventure naît au début des années 80, au moment où la culture hip hop, appelée à l’époque Zuluu Nation (Smurf, break, graph, dance…) prend naissance dans les villes de Saint-Denis, La Courneuve, Stains…

En 1984, un événement fera date à La Courneuve, où les Rock Steady Crew et Futura 2000 participent à une jam qui fera date, relayée par le journal des Inrockuptibles.

Le Graffiti commence à faire des émules. A Saint-Denis, SWEN, LAZER, KEA, JAY… montent peu à peu leur collectif, le 93 MC, à Stains, NEL, OPER, IKAR, STEVEN, ZIKE, MOK… crée le collectif TAP.

Premiers témoins de l’émergence du Hip Hop, nos grapheurs donnent naissance aussi à l’identité 9 3 au travers de leur signature artistique.

Les artistes de rue inondent alors de leurs signatures et de leurs œuvres les métros parisiens, la ligne 13 notamment. En une soirée, ils recouvrent 30 rames de métro. NTM, déjà reconnu, composé de leurs voisins JOEY STAR et KOOL SHEN fusionnent avec le 93MC pour former le 93NTM, réunissant la crème du graffiti parisien !

Au début des années 90, ils taguent tout sur leur passage, rue, métro, avion (le Concorde !)… Sur Antenne 2 une émission « Envoyé spécial » leur est consacrée. NINA HAGEN, star de la scène punk mondialement connue, arbore 93NTM sur sa poitrine… le mythe s’écrit.

Amoureux du véritable art d’écrire, celui de la rue, le 93NTM ou le TAP continuent à peindre et à organiser de nombreux événements pour initier les nouvelles générations à cet art.

Leur renommée dépasse les frontières et s’exporte à Londres, Berlin, New York et dans la plupart des grandes villes européennes.

Nos grapheurs de la première heure, s’expriment désormais dans un cadre plus convenu, murs et toiles. Ils exposent aux Palais Chaillot, au Palais de Tokyo, à Saint-Pétersbourg, à Tokyo… Et le monde de l’art s’arrache leurs toiles qui sont par exemple proposées à la prestigieuse maison de ventes aux enchères Cornette de Saint Cyr…

Parallèlement ils ne quittent pas leurs villes. En 2009 ils organisent l’événement « Le JOUR J » sur la plaine à Saint-Denis et réunissent la crème de la Old School.

Aujourd’hui SWEN, NEL, OPER… poursuivent leur travail artistique, qu’ils partagent avec les jeunes stanois notamment, au travers des ateliers graphs proposés par le service jeunesse de Stains pendant les vacances scolaires… Les nouvelles générations rencontrent les pionniers de cette dernière forme de peinture contemporaine du XXe siècle : Le GRAFFITI.

Dragan LekicDragan LEKIC – photographe

Sensible aux sujets sociaux, Dragan Lekic aime traiter des histoires humaines, raconter des quotidiens, témoigner des difficultés de vie.

Son histoire personnelle en est une des causes profondes. Yougoslave, il émigre avec son père en France pour des raisons économiques au début des années 1970. Il a alors 8 ans et vit une existence précaire. A 18 ans il est rappelé en Yougoslavie pour service militaire et réformé après de longs délais administratifs. Entre temps sa fille est née en France alors que sa carte de séjour a expiré. Il est arrêté et expulsé vers l’actuelle Serbie. De retour illégalement dans l’hexagone, son avis d’expulsion sera abrogé en 1982. Cela fait 42 ans qu’il vit en France avec une carte de séjour.

Mon intérêt se porte donc sur les exclus, les précaires. Je ressens rapidement l’envie de réaliser un travail en profondeur autour de l’exil et de la dure réalité de l’errance.

En 2002 il part pour Sangatte où s’entassent des immigrés de toutes nationalités. Depuis, il continue à les suivre régulièrement en Grèce, Serbie, Paris et Calais, où il passe de longues heures en leur compagnie.

De cette expérience il en tirera de nombreux clichés, des photographies poignantes et témoins d’une réalité. C’est à Stains que Dragan Lekic, par ailleurs photographe pour la Ville, présente pour la première fois l’exposition tirée de cette expérience « Oiseaux de passage ».

Bana Ba AfricaBana Ba Africa… Le Ratrafun !

De la scène de l’Espace Paul Eluard de Stains, aux Francofolies de La Rochelle, ce groupe composé de 6 jeunes artistes a révélé un nouveau courant artistique : le RATRAFUN. Portés par des mélodies entrainantes, un groove entêtant et des voix charismatiques, ils illuminent la scène en déployant leur énergie et leur joie de vivre. Sur scène BBA partage les richesses du métissage culturel en se voulant porteur des valeurs d’échange, de rassemblement et de partage intergénérationnel.

Le Carrosse d'OrLe Carrosse d’Or

Compagnie de théâtre musical en résidence artistique à l’Espace Paul Eluard de Stains et à Saint-Denis, le Carrosse d’Or axe son travail sur les liens possibles entre musique et genre comique, en direction notamment des jeunes publics et publics familiaux.

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Jacky IdoJacky Ido

C’est sans doute le mot liberté qui cerne le mieux Jacky Ido. Ainsi que conscience et travail. Slameur, acteur, réalisateur : il se meut à travers ces trois métiers avec l’aisance de celui qui sait utiliser différents matériaux pour exprimer une même vision artistique.

Ses influences puisées en Afrique, en France, aux USA pétrissent son imaginaire et affûtent le sens de ses responsabilités envers sa banlieue, son Afrique. Loin de se contenter d’attendre les opportunités qui peinent à venir, Jacky Ido les créées comme ce Slam’aleïkoum qui est l’une des scènes les plus importantes.

« La caméra l’aime beaucoup et le magnifie », dit de lui le cinéaste français François Dupeyron. Méthodique, Ido construit ses personnages dans les moindres détails. « La réalisation, c’est sans doute là où Jacky nous surprendra le plus », affirme Papy (celui qui a découvert Jamel Debbouze). Un métier qu’il aborde comme un artisan, explique-t-il. S’astreignant à maîtriser tous les rouages de la fabrique de l’image avant de se mettre à l’œuvre.

Texte de Zeenat Hansrod, journaliste (zeenathansrod@gmail.com)

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Thaï Raw – Photographe

Thaï Raw est un photographe autodidacte.

Son amour pour la musique hip hop le pousse à devenir danseur puis chorégraphe. Soucieux dans le detail, la mise en scène, il décide de passer de l’autre côté de la scène. Le photographe est né.

Le hip hop et le milieu urbain deviennent alors son terrain de jeu.

Créatif et débordant d’idées, il commence par photographier des danseurs, modèles et des artistes français (Mc Tyer, Ol Kainry, Danny Boss…).

La photographie est une invitation au voyage. Son objectif : faire le tour du monde et partager sa passion pour la photographie.

En art comme en amour, l’instinct suffit

Anatole France

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Kheiron TabibKheiron Tabib – Humoriste

Kheiron a lui aussi débuté sur les planches du Studio Théâtre de Stains.

En 2006, il entre au Jamel Comedy Club et écrit des chroniques pour l’émission T’empêche tout le monde de dormir en 2007. L’année suivante, Kheiron joue son premier spectacle intitulé Du Coq à Light. Inspiré des humoristes américains Jerry Seinfeld et Chris Rock, en 2011, il joue sur la scène parisienne du théâtre Montmartre Galabru dans Le Bordel Club, laboratoire de la blague avec notamment Kyan Khojandi, et joue également un personnage dans la série Bref, sur Canal +.

Roi de l’improvisation, en 2012, il est sur la scène du Théâtre de Dix Heures avec son show Libre éducation. Kheiron est actuellement sur la scène de l’Européen avec son spectacle Parlez-vous Céfran ? et on le verra peut-être bientôt sur grand écran… Son humour incisif, son franc-parler et son talent pour l’improvisation font le succès de son spectacle.

Bruno MuschioBruno Muschio

Auteur de bandes dessinées, scénariste et réalisateur, Bruno Muschio entretient lui aussi un rapport fort avec le Studio Théâtre de Stains. Depuis 2 ans, Bruno Muschio écrit et joue sur les scènes du Théâtre des Mathurins ou du Théâtre de Dix Heures. Il est également scénariste, acteur et coauteur de la série télévisée Bref, diffusée sur Canal +.

Yacine BelhousseYacine Belhousse

Des planches du Studio Théâtre de Stains, Yacine Belhousse rejoint en 2006 le Jamel Comedy Club, où il participera à trois saisons et partagera la scène du Casino de Paris ainsi que plusieurs tournées dans toute la France, la Suisse, la Belgique, jusqu’au festival Juste pour rire de Montréal. En 2009, Yacine Belhousse joue son premier spectacle solo au Jamel Comedy Club. Depuis 2011, il fait également partie du casting de la série télévisée Bref, diffusée sur Canal +. Actuellement sur la scène du Théâtre de Dix Heure avec son show Yacine, il sera en 2013 à l’affiche de deux films, dont celui de Malik Chibane Pauvre Richard, aux côté de Fréderic Diefenthal et Smaïn.

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Les Ateliers d'Arts ContemporainsLes Ateliers d’Arts Contemporains : « plaisir, respiration, bien être ensemble »

Situés au 10 rue Carnot, Les Ateliers d’Arts Contemporains sont animés par les artistes Patrick Pimentel et Anne-Michelle Vrillet dite MINA, en résidence à Stains. Ces ateliers « Bons LieuxZArts », ouvrent leurs portes le mercredi et vendredi après-midi  pour des formations artistiques de 6 à 106 ans.

Structure de réflexion et d’action culturelles, les AAC prônent le renforcement des liens sociaux par la pratique active de l’art et travaillent au développement d’outils de valorisation des divers projets mis en place : exposition, publication, supports multimédias, musicaux, dansés, théâtraux ou chantés ainsi que d’échanges de savoir ancestraux ou contemporains.

Les Bons Lieux Z’Arts  sont à l’origine un projet de la ville de Stains dans le cadre de « Politique de la Ville »; il s’agit de permettre des temps de résidence à des artistes plasticiens, au cours desquels l’accent est également mis sur la sensibilisation, l’initiation et l’apprentissage vers des publics amateurs, de toutes origines et générations confondues.

Pour découvrir l’univers de Patrick Pimentel

Pour découvrir l’univers de MINA

Et des artistes qu’ils aiment nous faire découvrir

Michel RonchinMichel Ronchin – poète

A 75 ans, Michel Ronchin vit pour l’écriture et les joies et plaisirs qu’elle procure. A travers ses poèmes et ses pièces de théâtre, il parle de sa ville qu’il aime faire découvrir aux autres à travers les mots Homme de mémoire et de devoir, Michel Ronchin se décrit comme un enfant de la mine et du bâtiment. Depuis 13 ans qu’il vit à Stains, dans le quartier du Clos Saint-Lazare, l’écrivain y a trouvé une source inépuisable d’inspiration. « Je suis né dans Le Nord et j’ai vécu très longtemps à Lille avant de m’installer à Champigny et de débarquer à Stains il y a plus de treize ans, confie-t-il. J’ai exercé de nombreux métiers comme libraire ou collaborateur pour un journal municipal, j’ai aussi dirigé une revue pour les professionnels du cinéma avant de tomber gravement malade. » Pendant cette longue maladie qui le tient éloigné du monde du travail durant huit années, l’homme, courageux, ne se démonte pas. Il part à la découverte d’un nouveau monde vers des aventures toujours plus nombreuses et dangereuses. Avec sa plume à la main, il voyage comme un nomade, à la recherche de nouveaux récits. Après avoir posé ses valises au Clos Saint-Lazare il décide de consacrer son temps à son quotidien, à la vie dans la cité, à ces solidarités qui naissent partout où les gens prennent le temps de s’arrêter et de discuter. « A Stains et ailleurs, des noms de rues, des plaques apposées sur les façades de maison, rappellent le sacrifice des combattants de l’ombre, contre le fascisme, le nazisme, raconte Michel Ronchin. Depuis que j’y habite, je parcours la ville, par nécessité, par hasard ou curiosité.

Je m’y arrête pour entendre ou voir la mémoire, les mémoires. Même si je ne les cite pas toutes, j’essaie de raconter l’histoire de celles et ceux qui ont fait la ville ou qui ont fait la France libre que nous connaissons. » Comme dans un rêve éveillé, l’homme nous conte des histoires par milliers, sous forme de poèmes. Pour lui, l’art est une manière de vivre et une manière d’être et aussi une quête du bonheur. Autodidacte, tout ce qu’il sait, il l’a appris par lui-même et son plus grand plaisir, c’est de partager son savoir et son savoir-faire avec le plus grand nombre, histoire de montrer que toutes les réussites sont possibles, même lorsqu’on n’est soit- disant pas instruit. « Il y a une vraie vie au Clos Saint-Lazare, c’est ce que j’ai appris depuis 13 ans que j’y vis, affirme-t-il. J’ai été blessé par le reportage de France 3, pour ces hommes, ces femmes, ces garçons, ces filles, qui se battent tous les jours pour donner vie au quartier et qui comme moi se sont sentis sali par ce reportage outrancier. Comme Robert- Vignes, capitaine FTPF mort pour la France dans les bagnes nazis, ces hommes, ces femmes racontent et partagent une histoire de toujours, des solidarités une vision du monde qui par-delà leurs différences les unissent et leur permettent d’avancer sans rien attendre en retour. Ils ne comptent ni leur jour, ni leur nuit au service d’une certaine idée de la dignité et de la vie et ils portent en eux des images fortes de ces solidarités qui nous permettent d’avancer main dans la main. » Pour Michel Ronchin, l’art est partout, dans un plat cuisiné et mijoté, comme dans la peinture d’un tableau, les lignes d’un roman, les vers d’un poème ou les dialogues d’une pièce de théâtre. Et, pourtant, il estime qu’il n’y a pas de recette miracle. « L’écriture pour moi est devenue une maladie incurable, confie-t-il. J’écris pour être lu et non pour être reconnu, même si j’aimerais qu’une de mes pièces de théâtre puisse un jour être mise en scène. Car, dans la vie comme dans l’art, j’aime les rencontres et ça me plairait de voir de mon vivant ce mélange des genres de l’écriture à la réalisation sur scène. » En attendant, ces deux garçons et ces trois petits-enfants peuvent être fiers de cet homme qui a suivi les chemins de l’imagination pour nous donner à nous aussi le droit de rêver, si possible à un monde meilleur. Mais ceci est déjà une autre histoire

Carole Sapia – journaliste au 7 Jours à Stains.  Article paru dans le n°490 – mars 2008.

AuzefAuzef – jeune slameur

Jeune slameur, épris d’écriture, de vers et de rimes. A 16 ans, Auzef rencontre le slam sur la scène d’un café-concert de Stains. Il trouve dans cet art le moyen le plus direct pour transmettre la mélodie de son âme. Il nous compte l’histoire de ses proches, sa vie et son amour du spectacle.

En 2008, il se produit sur la scène de l’Espace Paul Eluard dans le cadre du concours des jeunes talents musicaux « France Ô – Francofolies de la Rochelle ». Il y donne notamment ce slam Le soldat de plume.

Ismael BozhlaniIsmael Bozhlani – peintre

Nourri de philosophie et de littérature, Ismael Bozhlani est traversée par les gouffres et les oppressions de ce monde, mais le peintre tente aussi d’allumer des étincelles d’espoirs.

Les toiles d’Ismael Bozhlani illustre cette dualité, inondent le regard de contraste entre lumières et ténèbres. Arthur Rimbaud écrivait : « Ça parle en moi » ! C’est le même phénomène ici : la matière, les pigments, les diluants ne s’enracinent pas, ils flottent. Le peintre a travaillé la matière, l’a gorgée de toutes ses aspirations, y a pétri et donc transhumé tous ses doutes, toutes ses pulsions, mais aussi toute son humilité.

Et c’est bien d’emblée la première dimension de ses tableaux, de ravir quiconque par ces mouvements d’ascensions et d’approfondissements. Remercions le peintre de s’être plongé au cœur d’un univers chaotique et de nous en apporter ces éclats de sens et d’humanité.

Texte tiré d’un hommage au peintre de Tiziana Veggian, journaliste et professeur de lettres classiques.

Gabin NuissierGabin Nuissier – Aktuel Force

On ne présente plus la compagnie de danse Aktuel Force, parmi les pionnières de la culture Hip Hop en France…

Parrain charismatique de la danse hip hop française et fondateur de la compagnie AKTUEL FORCE, Gabin Nuissier a traversé toutes les étapes qui composent l’histoire du hip hop français.

Aujourd’hui, tout en continuant à danser, c’est autour de la chorégraphie et de la transmission qu’il concentre son travail. Aux côtés de jeunes talents du hip hop, il crée des spectacles riches d’émotions. Danseur émérite, Il aime à revisiter toutes les techniques de la danse hip hop afin de les remettre en question. Il peut alors offrir aux danseurs de la compagnie ainsi qu’aux spectateurs, un mouvement toujours innovant, surprenant et dynamique.

Stains a accueilli très tôt le hip hop, à l’Espace Paul Eluard, là où à l’époque cet art urbain n’avait pas encore pénétré l’ensemble de la société. Depuis 5 ans, la ville de Stains renoue avec ce passé et accueille en résidence artistique la cie Aktuel Force. 5 années de partenariats culturels, de show et d’ateliers de danse encadrés par Gabin, destinés aux jeunes stanois… parmi eux, les étoiles de demain, à l’image du jeune Mohamed.

Amme TarkinAmme Tarkin

Jeune plasticienne, cette élève assidue des ateliers modèle de nu, céramique et arts textiles de l’école d’arts plastiques Gustave-Courbet, ne manque pas de projets, tels que ses sculptures d’étoffes et de dentelles, moulés sur des corps de femmes. Amme aime faire voyager ses œuvres dans les espaces urbains les plus insolites. Terrain vague, friche, chantier, toit d’immeuble… se confrontent pudiquement à ces matières d’humanité. Ses sculptures trouvent aussi leur place dans des lieux plus convenus, comme lors de l’exposition « état dames » au Studio Théâtre de Stains.

Le fragile et le brut, lorsqu’ils se réinventent une substance, un souffle, un état, donnent matière à vivre, à saisir, à percevoir et même à beaucoup plus… La différence s’offre à l’imagination de l’œil et la légèreté de l’esprit. La délicatesse du corps à l’âme, du cœur d’être Femme…Sculpture en féminité douce et autres matières colorées, le partage de la partition réorganisant ici la tolérance, la souffrance, l’amour et le respect à la fois… Résister au face à face, au solitaire, au monde, des traces d’un visible, l’empreinte du trait sur le temps, la beauté complexe du tracas ou encore caresser la matière d’humanité… tel une rencontre d’une fulguration mélancolique sur le regard spontané à la résilience. La vie de chacune et chacun marquée par l’horloge des mélodies…

Le corps couvert, la couleur en support… Les lueurs faisant ode à la rencontre des étoffes. Les sens s’adonnent pudiquement à la scarification de l’être… D’âmes et dentelles déstructurées sur des socles d’édifices détruits, l’œuvre de AMME TARKIN reste juste socialement et brutalement fragile…

TiboutTibout

Graphiste de formation, webdesigner de profession, Tibout expérimente photographies, matières et dessins… Cette artiste touche à tout, a notamment exposé au Studio Théâtre de Stains des œuvres abstraites intitulées « tâches ».

Arnaud QuelesneArnaud Quelesne – Urban street – Infographie

Jeune autoditacte, Arnaud Quelesne aime explorer les genres ; un artiste qui s’essaie, touche à tout avec talents. Baigné de culture hip hop et de Gospel… il commence par danser, chanter ; puis s’exprime vite avec ses mains, aussi bien graphiquement sur ordinateur qu’avec ses bombes et ses pinceaux ; vêtements, casquette, à même le corps, tout est sujet à création…

Vidéo sur Youtube « Stains : un théâtre pas comme les autres »

Voir aussi

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