« Cette fresque est une expression pacifiste »

Samedi 13 juin, des artistes stanois ont peint un mur à quelques pas de la place du colonel Fabien.

On y voit les visages de l’Américain George Floyd et du Français Adama Traoré qui ont trouvé la mort lors de leur interpellation.

« Cette fresque est une expression artistique et pacifiste, constate le maire Azzédine Taïbi. À Stains, nous avons toujours dénoncé les violences, la haine, les divisions quelles qu’elles soient. Nous avons toujours soutenu les policiers qui dans leur grande majorité exercent leurs missions avec respect et dignité, au service de la population, pour faire vivre les valeurs républicaines d’égalité, de paix et de justice. Pour autant, nous dénonçons aussi les comportements inadmissibles de certains policiers qui outrepassent leurs droits ou expriment leur racisme et leur mépris des habitants des quartiers populaires. »

Une réponse au syndicat de police Alliance qui demande de tronquer l’oeuvre. Le syndicat Alliance a en effet affirmé que le préfet de Seine-Saint-Denis, Georges-François Leclerc, allait mettre en demeure le maire de Stains de supprimer tout ou partie de l’oeuvre réalisée par des artistes stanois. Pourtant, mercredi, à l’heure où cette édition partait sous presse, aucune notification n’était adressée officiellement au maire.

Une lettre ouverte au préfet de l’Observatoire de la liberté de création, sous l’égide de la Ligue des droits de l’Homme, rappelle quant à elle au représentant de l’État qu’il ne lui « appartient pas de restreindre la liberté d’expression et de création et d’ordonner de modifier une fresque ».

Fidèle aux valeurs républicaines, Azzédine Taïbi invite le ministre de l’Intérieur, le préfet et le syndicat au dialogue. Et rappelle que d’autres oeuvres de même nature ont été réalisées partout en France, comme à Grenoble.

• C.S.

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