Agriculture locale – La Ferme des Possibles cultive déjà le monde d’après…

À partir du 3 juin, il sera possible de s’approvisionner en légumes de saison cultivés principalement sur le site d’agriculture urbaine du Bois Moussay. Des produits bio et locaux pour créer de l’emploi. Utile au moment où la planète est bousculée par la coronavirus.

Impossible n’est pas Stanois ! La preuve en est avec la Ferme des possibles. Un peu plus d’un hectare cultivé au coeur de la ZAC du Bois Moussay, qui proposera à partir du mercredi 3 juin, des paniers -lire l’encadré- de produits frais: tomates, salades, radis ou poireaux, entre autres, cultivés hyper-localement sur ce terrain concédé par la ville pour un projet d’agriculture urbaine en 2015.

Lequel prend forme au fil des saisons et propose désormais aux Stanois une offre en circuit court de production. Une manière aussi de renouer avec le passé maraîcher de la ville. Et de donner quelques graines à semer ces derniers mois à Pierre Lacroix, le maraîcher de la Ferme, resté actif pendant la période de confinement: « Un moment difficile pour nos plantations, raconte-t-il, parce qu’on a enchaîné une grosse période de sécheresse inhabituelle, suivie de grosses pluies qui ont fait beaucoup de dégâts. »

Mais, bien aidé par les quatre jardiniers de l’ESAT voisin de Marville (Établissement et Service d’Aide par le Travail), ce dernier a pu récolter et composer pendant la deuxième quinzaine de mai les paniers qui seront en vente à l’entrée de la Ferme, côté parking du gymnase du SIVOM : « Les carottes et les pommes de terre proviennent du Val d’Oise parce qu’on n’a pas assez de surface pour ce type de culture qui demande beaucoup d’espace, mais les tomates, les salades, les courgettes, les aromates et les fruits comme les fraises et les groseilles poussent bien à Stains ! Et dès qu’on le pourra, on fera d’ailleurs visiter nos cultures aux Stanois car c’est aussi la vocation de la Ferme d’être un lieu ouvert aux habitants », poursuit Pierre Lacroix.

C’est d’ailleurs avec cette ambition, soutenue par la ville de Stains, qu’est né le projet Novaedia. Un traiteur solidaire à statut coopératif qui livre déjà des paniers de fruits en entreprise, des petits déjeuners bio, des cocktails et des buffets s’appuyant sur les productions de la ferme. Laquelle recevra son bâtiment écologique en cours d’achèvement, dans les semaines qui viennent: « Le confinement nous a un peu ralenti, mais le projet se finalise et on dispose maintenant de chambres froides qui nous permettent de bien conserver nos récoltes avant de les proposer à la vente », détaille Mehdi Nabti, le président de Novaedia.

Donc, on va pouvoir désormais développer cette offre en circuit court qui répond bien à la logique d’un monde qui doit changer. Pourquoi aller acheter des légumes venus de l’autre bout du monde,
quand on peut le faire localement ? » Et, en toute sécurité tant que pointera la menace du Covid- 19 : « Pour la vente des paniers, on va mettre en place un barnum à l’entrée du site, permettant la distanciation physique nécessaire », rajoute-t’-il. Ensuite, dès que possible, on redeviendra une terre ouverte. » En attendant, la Ferme des Possibles est déjà une terre de conquête…

• FRED LAURENT

 

DES PANIERS BIEN GARNIS

Les paniers de légumes et aromates frais et de saison seront vendus 13 euros l’unité, pour un poids de 3,5 à 4 kg.

Aucun abonnement n’est nécessaire, il suffit juste de passer sa commande au plus tard le mercredi pour une livraison le mercredi suivant. La première vente aura lieu le 3 juin entre 15 h et 16 h 30 sur le site de la Ferme des Possibles dont l’accès se trouve au 29 rue d’Amiens, via le parking du Gymnase du Sivom.

À vos commandes donc, par mail (agriculture@novaedia.fr) ou par téléphone au 06 43 88 85 26 et 06 64 25 95 48.

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