Nouvelle voie > Inauguration de la rue Chardavoine
Samedi 27 octobre, à 11 heures, la municipalité donne rendez-vous aux Stanois pour l’inauguration de la rue Chardavoine, à l’angle de l’avenue Louis-Bordes.

Rendez-vous
Samedi 27 octobre les Stanois sont invités à se rendre à l’inauguration de la rue Chardavoine en vélo ou à rollers. Le rendez-vous est prévu à 10h15 devant l’Hôtel de ville.
Samedi, les Stanois sont invités à se rendre à l’inauguration de la rue Chardavoine en vélo ou à rollers. En effet, avant de rendre hommage à Jean Chardavoine, ancien maire de Stains, qui a donné son nom à cette nouvelle voie, les sections cyclotouriste et cycliste de l’Espérance Sportive de Stains en partenariat avec la municipalité, convient l’ensemble de la population à une balade à travers la ville. Le rendez-vous est prévu à 10h15 devant l’Hôtel de ville. En présence de Didier Daenincks, écrivain et petit-fils de Jean Chardavoine, de Cosette Huet sa fille et de Michel Chardavoine son fils, Michel Beaumale, le maire de Stains, rendra hommage à l’ancien premier élu de Stains (1935-1939). Le 12 mai 1935, Jean Chardavoine, syndicaliste cheminot, devint à 30 ans le premier maire communiste de Stains. Une date historique qui marque un changement politique dans la ville, avec l’arrivée de la gauche. 60% des 14 539 habitants de l’époque ont voté pour la liste communiste conduite par Jean Chardavoine qui quelques jours plus tard est élu conseiller général et devient l’un des plus jeunes élus de France. A peine arrivée aux affaires, la nouvelle équipe met en place les colonies de vacances. Le Conseil examine également la création d’une cantine pour les chômeurs et l’exécution de travaux municipaux pour en employer quelques-uns. Sous l’impulsion de Jean Chardavoine fut bâti le marché du centre, des classes nouvelles dans les groupes scolaires furent ouvertes, un patronage municipal fut créé avec différentes activités, dont un cinéma… le jardin Henri-Barbusse. Perquisitionnée par 300 gendarmes en juin 1940, la mairie de Stains fut saccagée et Jean Chardavoine, même s’il s’était opposé au pacte germano-soviétique, a été fait prisonnier. Libéré en 1945, l’ancien maire de Stains fut réélu conseiller général, un mandat qu’il assuma jusqu’en 1953. Après sa mort en 1981, il a laissé derrière lui un héritage pour sa ville, et en inaugurant cette rue, la municipalité tient aujourd’hui à rendre un vibrant hommage à son action et à ses réalisations.